PASSIONNÉMENT VÔTRE

Vient de paraître




...Textes Joël Bastard et Jean-Paul Gavard Perret

EXPOSITION


Jephan de Villiers, guetteurs de mémoires des mondes oubliés


Vient de paraître



CALLIGRAPHORISMES

Vient de paraître










Pour commander le livre


UN DÉSIR DE PRÉSENCE, sculptures de Jean Anguera

...exposition jusqu'au 22 juillet 2017
Musée de Pithiviers







Joël Bastard
Extrait du catalogue

RETOUR DES ENCRES













BLUES DU REQUIN / TUBARÃO BLUES



Anthologie Bilingue
Portugais Brésilien - Français







...Usaremos o guizalho do esquecimento. Deixa-lo-emos tilintar em nosso pescoço para arravessarmos a floresta e seu ar transverberado.

Um monte de neve açaçapado na fachada de uma casa, como se aterrorizado pelo derretimento...


Traduction Everardo Noroes

Porterons-nous le grelot d'oubli. Le laisserons-nous tinter à notre cou pour traverser la forêt et son air transverbéré.

Un paquet de neige blotti contre la façade de la maison, comme apeuré par la fonte.


Joël Bastard

Extrait de Il lui aura suffit d'un appel d'air
Peinture d'Alexandre Hollan
Editions Collection Mémoires

L'ESTUAIRE EST AU TROUBLE


Vient de paraître




L’estuaire est au trouble. Les arbres, têtes touffues, couchés sur la grève, vivent encore un peu l’élévation, l’espace, le vent du large, le bout des cimes au sol. D’un coup d’ailes, les oiseaux redescendent le ciel du bleu aux branches, dans le visage inquiet des racines lavées. Le miroir est sans terre. Un homme se penche sur les brindilles orphelines.

avec Jephan de Villiers
Collection Mémoires
3 exemplaires manuscrits

LE MIROIR INTÉRIEUR

Vient de paraître




Tu appartiens au double
Au secret des affaires
De vivre autant de formes
Eclaire ton existence

................................



avec Mylène Besson
Livre pauvre
Collection " Masques "

( 5 exemplaires )



CHÈRE PEINTURE






...Lentement je marche le long des cases et des encadrements, des clos de brindilles et tout à coup les catacombes de Paris lorsque j’étais enfant. Toute l’humanité devant moi, ses ossements, ses fémurs croisés, ses crânes joyeux de lumière et ses orbites sombres comme des yeux. Me manque la bougie avec sa flamme petite qui dansait sur les os et sur la conversation silencieuse des morts. Je marche le long des toiles, le musée est éteint, il est tard et je vais d’image en image, de scène en scène animées par cette flamme. Par mon regard porté sur le monde de Marie.

Sa couleur est variée, on le sait. Pourtant la sienne l’est toujours l’air de rien. Ce n’est pas vert, ce n’est pas rouge, ce n’est pas blanc, ce n’est pas bleu, ce n’est pas, ce n’est pas…accumulons les ce n’est pas comme elle accumule elle-même les sentences, les formules, les propositions d’amour, les amulettes précieuses, les icônes élégiaques…

Cette couleur, c’est peut-être la couleur dans laquelle elle vit, à l’intérieur de son corps. Dans laquelle elle réside du matin au soir, du soir au matin ! Toutes ses peintures donnent cette impression-là, d’une couleur vibrante, irriguée à l’intérieur même de sa chair.

Et encore, on dirait un paysage de peintures. Toutes ces infinies miniatures pour nous faire croire. Tout est possible...




joelbastard@hotmail.com ( 10€ )


LA QUESTION N'EST PAS LÀ





JEéMoi et JE(UX)


Michèle CIRES-BRIGAND, Mark BRUSSE, Jean-Luc GUIN'AMANT,
Christine CROZAT, Jacqueline SALMON, Malgorzata PASZKO

Jean-Paul ALBINET, Charles BEZIE, Frédéric DIART,
Martine MOUGIN, Tony SOULIE,
Herman STEINS, Éric FONTENEAU


Le poète Joël BASTARD

LA QUESTION N'EST PAS LÀ
( Théâtre Badaboum en un acte )


et l'écrivain Pascal LETELLIER



LES IDÉES MÈNENT LE MONDE

Le 18, 19 et 20 Novembre à Pau

Invités


Laure Adler / Jean-Claude Barreau / Joël Bastard / Abdennour Bidar / Nicolas Bourriaud / Thierry Breton / Bérénice Bringsted / Pascal Bruckner / Jean-Philippe Collard / Guillaume Connesson / Paule Constant / Marion Darrieutort / bernard Descamps / Chntl Dupuy-Dunier / Raphaël Enthoven / Luc ferry / Clara Gaymard / Valéry Grancher / Guilhem / Elrick Irastorza / Jean Jouzel / Axel Kahn / Jean-François Kahn / Etienne Klein / Natalie Loiseau / Richard Marazano / Hélène Merle-Beral / Jean-Claude Monod / Pascal Pcq / Joël De Rosnay / Marc Sanchez / Nicolas Santolaria / Jean-Micel Treilles / Thierry Venin / Jacques Weber / Bernard Werber.






LE LIVRE PAUVRE, ENTRE L'ALPHA ET L’OMÉGA, Une lecture de l'Apocalypse

Vient de paraître



Daniel Leuwers
Introduction de Marc-Edouard Gautier

UNE CUISINE EN BRETAGNE



Vient de paraître




Editions Lanskine




L’errance des esprits est au cœur du voyage, entre deux points dessinés sur la carte. 

Voyage en Bretagne au-delà de la mort du père, mais qu’importe, l’important est dans la rencontre. Piliers de bar, jeune fille perdue ou femme chaleureuse se retrouvent dans les rues, les salles de café ou accoudés à la table de la cuisine. Chaque paragraphe, en quelques traits, brosse tout cet univers d'hier, revisité aujourd'hui et maintenant. Joël Bastard, dans une écriture dépouillée et lumineuse porte sur les lieux et les choses les plus humbles un regard chaleureux et précis d’une infinie tendresse.

Catherine Tourné
Lanskine


Devant la poste, une jeune fille au sourire gras dérive immobile sur le trottoir. Dans le dos, entre un gilet trop court et un pantalon trop bas, une peau violacée, marbrée, ne supporte plus qu’une seule caresse, celle du froid.


L’errance des esprits est au cœur du voyage, entre deux points dessinés sur la carte. On se prend ensuite les pieds dans l’illusion du cadastre. On trouvera sans difficulté le chemin pour une porte à pousser de sa main froide, la chaleur est à l’intérieur du clos. Une fois assis dans le fauteuil avancé par l’ancien maître, on pourra se perdre une nouvelle fois dans la montagne accrochée au mur et dans la cascade d’eau claire qui goutte dans l’évier.


Le temps passe seulement d’un visage à l’autre.


Celui qui écrit n’est pas celui que l’on croit. Vous ne le rencontrerez jamais. Même si vous tenez le stylo. Jamais. Il écrit pour personne comme pour tous et cette écriture ne lui appartient pas. C’est un souffle indispensable qui passe de bouche en bouche. Ne s’attache pas, ne fait que passer. De main en main de l’encre née d’une nature bien avant nous.

Joël Bastard



Angèle Paoli en parle longuement sur TERRES DE FEMMES

Hep ! lectures fraîches, Cécile Guivarch dans Terre à ciel





Hier, dans un journal marocain

Joël Bastard traduit en arabe par le poète Embarek Ouassat

Suite


SOUS LES DOIGTS DE L'URUBU







Est paru dans le Centre Presse du 16 août


CE QUE TU ME VOIS





Avec Marie L.
Collection Mémoires

Jean-Paul Gavard-Perret en parle sur lelitteraire.com




CHASSEUR DE PRIMES





Le chasseur de primes marche lentement sur le trottoir, repère une affiche, un appel à candidature l’intéresse. D'un geste sûr, le regard sur le lointain, il arrache l’espoir d’une prime.  Au calme sous les nuages noirs troués de bleus, de blancs, de lumières romantiques, ô peintures, je m'ennuie toujours. Et toujours dans ces cas-là, l'enfance, l'adolescence, le reste à vivre et toutes les déclinaisons particulières à l'endroit de l'ennui. L'ennui comme lieu de résidence. L'écrivain est entre deux châteaux, deux églises romanes, deux bergeries, deux rivières, deux ciels...Un lieu de résidence entre deux dans un espace qui n'existerait que pour lui seul. Il écrit ce qu'il voit avec cette espérance démesurée de devenir ce qu'il est sous les paupières. Il donne à voir la traversée méthodique de son pays intérieur. Car chacun le sien en ses yeux. Ce qu'il donnera ensuite à lire, peut-être, c'est l'espace qui règne autour de la bête difforme dans le dernier retranchement avant le mur. L'os. Tiens, la poésie revient ! Faut dire qu'il n'y a rien de mieux pour exprimer l'entre deux mots.




On ne discute pas la rémunération de l’éditeur, de l'imprimeur, de l'ouvrier du livre, du critique littéraire, du journaliste, du diffuseur, du livreur, du libraire, du caissier, du facteur et pour finir du comédien. Mais vous monsieur l'écrivain, vous faites cela pour le plaisir ! L'argent est si sale, comme je vous envie. Moi aussi j'écris un peu et il est évident qu'il n'est pas question d'argent dans cette activité. Vous faites donc un peu d'écriture. J'en connais d'autres qui font un peu de meubles, un peu de confitures, un peu de jardin, un peu de maçonnerie, un peu d'élevage, un peu de médecine… 


Le chasseur de primes ne doit pas s’attacher à son employeur, ni au pays qui l’héberge, sous peine de troubles affectifs et de manques trop prégnants. Il risque de baisser sa garde et de ne plus prospecter l’univers en quête d’autres horizons. Alors, il jongle avec l’absence, ironise tendrement sur la précarité des sentiments. Lorsqu’il trouve un nouveau chantier d’écriture, il vide ses yeux et son esprit pour faire de la place à la nouveauté. Bien entendu il s’use comme s’use toute masse musculaire. De retour au foyer, sur la scène du repos, s’avancent vers lui les traces anciennes.


  Marc Pautrel en parle sur son blog
Georges Guillain en parle sur son blog LES DÉCOUVREURS
Jacques Josse en parle sur Remue.net
Paul de Brancion en parle sur Terres de femmes


...Alors, je viens de lire CHASSEUR DE PRIMES. J’ai beaucoup souri, sans doute parce que je reconnaissais certaines situations, ou les visualisais facilement. Aussi parce que cet humour sous-jacent est une vraie réussite pour rehausser avec pudeur la mélancolie ou les faux-pas de la vie. À faire lire à tous les écrivains (et aux autres aussi, le lectorat manquerait de saveur sinon !), même (surtout ?) à Marc-Édouard Nabe ! ...Hervé Brunaux